Les pros du blême sont de retour, nous avons ramené quelques clichés pour vous distraire:

Le Costa Concordia est un navire de croisière. Lancé en 2006, il a été construit à Gênes (Italie). Il était, à l'époque, le plus gros navire italien jamais construit.

Voilà la bête ...

Ses chaloupes, bien que quelquefois ce soit sa trajectoire qui est un peu chaloupée. 

Et pour la rime, vendredi, c'est la capitaine qui s'est carrément loupé.

Sa proue

David et Goliath

Le tobogan de la piscine car les gamins de la croisière s'amusent

La poupe

Même au bout de la rue, il est beau

Marie, mère de Dieu, priez pour lui, il en aura besoin

Ah! il met la gomme, mais ma parole, il va se tirer

Allons voir ça c'est au bout de la rue.

Les gardes côtes inspectent la coque,

Ca y est, les premières amarres sont larguées 

Et dire que c'est son dernier voyage

Adieu et vogue la galère

Ainsi il quitte le port de Savona pour la dernière fois

Ainsi s'achève un bel après midi de janvier, les mères de famille ramènent leurs marmots à la maison, tandis que le monstre de 290 mètres prend le large ... enfin le large, c'est une façon de parler.

Puisque à la nuit tombée, c'est le drame, le capitaine va faire coucou à ses copains de l'ile de Giglio d'un peu trop près.

Vers 21 h, le 13 janvier 2012, alors qu'il réalise une croisière régulière de sept jours en Méditerranée (Savone - Marseille - Barcelone - Palma de Majorque - Cagliari - Palerme - Civitavecchia (Rome) - Savone), le Costa Concordia — sous le commandement de Francesco Schettino — s'échoue au large de la Toscane à l'entrée du port de l'île de Giglio.

Il y avait 4 229 personnes à son bord (3 206 passagers et 1 023 membres d'équipage).

Un vendredi 13, près de l'île du Giglio, en Toscane.

À bord du paquebot « Costa Concordia », la plupart des passagers dînent au douzième étage. Jessyca Quintane et Olivier Carrasco, deux Mérignacais en voyage d'entreprise, sortent fumer une cigarette. « Nous sommes passés très près de l'île. On avait l'impression qu'elle était sur le pont », explique Jessyca.
Le couple se penche au-dessus du bastingage. Et aperçoit un rocher. « Il arrivait à la hauteur du quatrième étage. » Puis un bruit sourd pendant plusieurs secondes. « Nous avons été projetés en arrière », témoigne la jeune femme.

« Le bateau s'est penché immédiatement. Nous avons compris que nous l'avions heurté », continue Olivier.
Le couple se précipite à l'intérieur du restaurant. Des messages rassurants font état d'un « problème technique ». Des coupures d'électricité se succèdent. « La vaisselle tombait, le piano a traversé la pièce », raconte Jessyca. Olivier décide de descendre dans la cabine, au deuxième étage. À pied. La panique gagne le navire. « Des gens étaient coincés dans l'ascenseur. Il n'y avait aucune information. L'équipage semblait perdu », poursuivent les deux rescapés. « Le bateau a commencé à pencher sur la gauche. Puis, bizarrement, il a tourné, puis il a commencé à se coucher sur la droite », explique Jessyca.
Comme les 4 227 autres passagers, les deux Girondins se dirigent vers les chaloupes. « L'équipage peinait à les mettre à la mer. Lorsqu'on les décrochait, certaines tapaient la coque du navire, une autre s'est même écrasée contre un rocher. Nous avons décidé de partir de l'autre côté, celui où le bateau penchait.

Tiens, revoilà les gardes côtes

Au quatrième étage, j'ai cru mourir. L'eau arrivait à nos pieds », se souvient Jessyca. Selon la jeune femme, faute de chaloupes suffisantes en état de transporter les passagers, celles-ci effectuent des allers-retours depuis la côte.
« Ceux qui nous ont aidés, ce sont les cuisiniers, les femmes de ménage, tous philippins. Ils se sont encordés pour nous aider à descendre dans les chaloupes. Nous avons pu monter au dernier moment, avant que le bateau ne se couche. 

Des gens ont sauté directement à l'eau, d'autres ont réussi à se hisser sur la coque et ont été hélitreuillés ensuite, d'autres encore cherchaient leurs enfants, c'était la bousculade », relate encore Jessyca.
Ils vont passer la nuit sur la petite île. Certains dans l'église. Beaucoup dehors. Des habitants proposent du café. Des bateaux de plaisance se portent au secours des autres rescapés. « Certains ont déchiré les gilets de sauvetage pour se tenir chaud. Nous n'avons presque rien pu emporter », confie Olivier.


Selon certains médias italiens, le commandant a été retrouvé, exténué, sur le rivage vers 23H40 (22H40 GMT) alors que les derniers passagers ont été évacués vers 5H00 GMT, selon les pompiers.

De nombreux témoins ainsi que les garde-côtes ont souligné aussi que le navire naviguait trop près des côtes de la petite île du Giglio, située en face du littoral du sud de la Toscane. Selon certains, il effectuait une sorte de parade surnommé l'"inchino", la révérence, toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes pour saluer les 800 habitants du Giglio

Ah oui le capitaine c'est lui